Ce programme utilisera des bracelets attachés à la cheville munis de la technologie de géopositionnement par satellite (GPS).
Il est mis à l'essai avec 30
contrevenants relâchés dans la région de l'Ontario et pourra être
étendu dans tout le pays après un an.
«Cette initiative protégera mieux
les communautés et aidera Services correctionnels Canada (SCC) à
améliorer le maintien de l'ordre et la prévention de crimes.
Notre
gouvernement veut absolument s'assurer que les contrevenants, libérés
par Commission nationale des libérations conditionnelles soient
surveillés plus adéquatement...
Forcer les contrevenants à
respecter les conditions de leur libération est un aspect fondamental de la réforme du système carcéral .»
Le récepteur du bracelet de GPS
indique sa position à un réseau de surveillance qui sonne l'alarme si
un individu contrevient aux conditions de sa libération notamment le
couvre-feu, le lieu de résidence ou autres - par exemple, si un
pédophile rôde autour d'une école.
Les autorités interviennent si on tente de se défaire de l'appareil ou si on omet de le recharger.
La police peut alors être appelée
et SCC peut prendre les mesures disciplinaires nécessaires, comme
retourner l'individu derrière les barreaux.
Ce projet pilote fédéral coûtera 600 000 $.
La Colombie-Britannique fut la
première province à surveiller électriquement ses prisonniers en 1987,
mais la Nouvelle-Écosse, qui suit ainsi 65 prisonniers, fut la première
à adopter le GPS.
L'Ontario, le Manitoba, la
Saskatchewan le Yukon ainsi que Terre-Neuve et Labrador font également
de l'observation électronique.
La police et les groupes de victimes réclament de tels outils de surveillance depuis des années.
Des statistiques indiquent que
1146 contrevenants fédéraux ont récidivé au cours de 2006-2007 alors
qu'ils étaient libérés sous surveillance.
Ce programme d'observation
électroniques déjà utilisés aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans
plusieurs pays européens veulent réduire le taux de récidive.